Mardi 15 octobre 2013 à 20h35 sur France 5

Pour faire sortir ceux qu’il accueille de la spirale de la drogue,
le centre de San Patrignano mise sur la beauté :
celle des lieux et celle des âmes.
Pendant une année, Jérémie Attali a suivi des hommes et des femmes du monde entier accueillis à San Patrignano, en Italie. Depuis plus de trente ans, ce centre de réhabilitation redonne un nouveau départ à ceux que la toxicomanie a failli briser.
« Quand les arrivants sont reçus pour la première fois dans la communauté, ils pensent qu’ils ne valent rien. Qu’ils ne seront jamais capables d’être utiles à eux-mêmes ou à la société. Qu’ils n’arriveront jamais à être vraiment libres […]. Ce n’est pas notre idée. Ce que l’on essaie de regarder, c’est leur beauté, leur talent, leur potentiel », explique Andrea, président et fils de Vincenzo Muccioli, le fondateur de San Patrignano. S’appuyant sur « la recherche de l’excellence dans les valeurs humaines et le travail », ce centre de réhabilitation unique au monde accueille chaque année près de deux mille hommes et femmes pour un résultat record : 72 % de ses entrants ne retouchent jamais à la drogue. D’une durée moyenne de quatre ans, le parcours à San Patrignano est entièrement gratuit. La communauté assure son autonomie grâce à la vente de ses produits et services et grâce aux dons. « La plupart de nos activités, précise le Dr Gianpaulo Brusini, toxicologue au centre, sont liées à la nourriture, à l’agriculture, au vin. » A l’organisation aussi de manifestations ouvertes au public telles que le WeFree ou le Challenge Vincenzo Muccioli, l’un des grands concours internationaux de saut d’obstacles.
La communauté tire d’ailleurs une source de revenus non négligeable de l’élevage de chevaux.
A la reconquête de l’estime de soi…
Ils ne sont pas très contents d’avoir devant eux des personnes qui démontrent chaque jour que non seulement on peut s’en sortir, mais qu’on peut aussi s’en sortir gratuitement, sans que cela ne coûte rien ni à l’Etat ni aux contribuables, ni aux gars ni aux familles.
On peut s’en sortir la tête haute. […]C’est révolutionnaire dans un monde pourri comme celui-là… »
AUTEUR-RÉALISATEUR JÉRÉMIE ATTALI
PRODUCTION KESKYA PRODUCTIONS, OVERSEA PRODUCTION
ANNÉE 2012




13 janvier 2013
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