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À propos de Catherine

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Grossesse à Haut Risque

21 octobre 2018

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Jacob et Serge sont nés à 34 semaines d’aménorhée,

Delphine ma collègue infirmière vient de me faire parvenir ce petit mot reçu au poste de soin.

J’adore mon métier !

 

Jacob & Serge

 

 

 

Sidérant !

4 octobre 2018

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J’ai trouvé cet article dans le Marie-Claire du 21 septembre 2018

Les enfants du personnel de la rédactions ont donnés un echantillon de cheveux pour voir s’il s’y trouvait des pecticides.
Les résultats sont juste hallucinant, sidérant, anormaux, dangereux pour l’avenir et la santé de ces/nos enfants.

Je me permet un copier/coller de l’article par ce qu’à un moment il vas bien falloir arrêter de nier l’évidence !
à partir de demain (le 5 octobre) il sera possible de ce faire dépister pour 160€ ici : http://toxseek.fr/

 

Malgré les promesses du président de la République, le glyphosate, pesticide dont 9 000 tonnes sont déversées chaque année dans nos cultures, classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé, n’a pas été interdit. Les lobbys de l’industrie des pesticides, qui rapporte deux milliards d’euros par an en France, ont remporté une nouvelle bataille dans la guerre qui les oppose aux militants écologistes mais aussi aux nombreux scientifiques et citoyens inquiets.

Ont-ils au moins lu, avant de la jeter à la poubelle, la tribune « Faites passer la santé de nos enfants d’abord », du scientifique Baskut Tuncak2 ? Le rapporteur spécial des Nations unies sur les produits et déchets dangereux s’y alarmait du fait que « nos enfants grandissent exposés à un cocktail toxique d’herbicides, d’insecticides et de fongicides. » Dans leur nourriture, leur eau, leurs parcs et cours de récréation… Cette exposition dans l’enfance serait « une “pandémie silencieuse”, responsable de maladies et de handicaps ».

Des pesticides, conservateurs et polluants plastiques dans les cheveux

Quand j’ai soumis, à Marie Claire, l’idée de tester les enfants de la rédaction, à l’instar des politiques, même les plus sceptiques ont tout de suite accepté. Poussées par la curiosité, l’angoisse, l’envie de les protéger. Eux et tous les autres. Les six enfants, âgés de 4 à 18 ans, sont devenus, après prélèvement de deux mèches de cheveux, les pionniers d’un nouveau test tout juste mis à disposition du public, ToxSeek3. Et nos lanceurs d’alerte. « Nous avons déjà pratiqué des tests sur des travailleurs de la vigne, des riverains des champs agricoles, des politiques, explique François Veillerette, de Générations Futures. Sur les analyses de cheveux, on était sur 150 molécules. Ce nouveau test permet, lui, un screening très large : 1 800  polluants organiques et 40  métaux et métaux lourds. C’est vertigineux, ça ouvre des horizons. »

Vertigineux, c’est le sentiment produit par la lecture des analyses de nos jeunes cobayes : entre 40 et 62 molécules chimiques ont été dépistées chez chacun d’entre eux. Pesticides, conservateurs, polluants plastiques, parabens, médicaments… « Ces produits, même à faible dose, ont un effet de perturbateur endocrinien et présentent des risques cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et/ou neurotoxique », alertent leurs rapports d’analyses toxicologiques.

« On n’est pas dans la toxicité aiguë mais chronique, explique Matthieu Davoli, cofondateur de ToxSeek. Ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la fréquence d’exposition à des polluants toxiques. En analysant une mèche de cheveux de 3 cm, nous dépistons les polluants auxquels nous avons été exposés les trois derniers mois. L’objectif est d’identifier les sources fortes d’exposition pour les extraire de nos vies. »

Du bio… pas si bio

Alors qu’il feuillette les rapports, derrière les noms mystérieux des molécules se dessinent en creux le mode de vie et l’environnement de nos enfants : Isaure, 13 ans, aime les cosmétiques, Violette, 8 ans, est trop exposée à un anti-moustique, Octave, 5 ans, cumule des pesticides, Sasha, 4 ans, a des parents fumeurs adeptes de barbecue… Au magazine, nos réactions sont à la hauteur des découvertes : amusées quand on devine que l’uranium naturel dépisté chez Marpessa, 12 ans, provient de l’obus de la guerre de 14 transformé en vase sur sa table de chevet ; chez Isaure, des céramiques anciennes qui décorent son appartement ; et chez Violette, de celles qu’elle fabrique en activité périscolaire.

Inquiètes quand la molécule alerte de Sasha, 4 ans, la furanacrylic, est encore inconnue au bataillon toxicologique, ou quand de nombreux insecticides sont dépistés chez plusieurs de nos jeunes lanceurs d’alerte. Et stupéfaites quand on découvre que Marpessa et mon fils, Marty, 18 ans, ont, à un niveau d’exposition « alerte », deux mêmes pesticides sur les milliers existants : le diazinon et le metolcarb, le second étant retiré du marché aux Etats-Unis et en Europe, mais encore utilisé au Vietnam dans la culture du riz. Comment peuvent-ils être contaminés par les mêmes polluants organiques sans se connaître ? L’énigme n’aura pas été longue à résoudre : comme nous, les parents de Marpessa consomment bio à 90 %. Nous achetons la même marque française de riz biologique, importé d’Asie, dans la même boutique bio.

Nos certitudes sur les bienfaits de cette agriculture vacillent. Pour le toxicologue médical Nouredine Sadeg, président du comité scientifique de ToxSeek, cette coïncidence alimentaire est « phénoménale ! C’est une donnée difficile à trouver, les sources sont tellement diverses ». Quant aux interrogations sur les dérives du bio, il tempère : « Un vin bio peut contenir des traces de pesticides, mais sachez qu’un vin non bio subit 50 à 80 épandages. L’Etat français ne peut pas tout contrôler. Surtout que, pour éviter de dépasser le seuil autorisé, la stratégie consiste à ne plus utiliser un pesticide à forte dose mais un mélange d’une vingtaine à faible dose. Les pesticides touchent aujourd’hui 100 % de la population. Il y a cinquante ans, les quantités produites par l’industrie étaient infiniment plus petites. Le vrai problème existe depuis quinze ans, c’est récent. »

Nos enfants appartiennent à la génération pesticides

Nos enfants, hélas, sont la génération pesticides. « Deuxième pays européen après l’Espagne a en utiliser le plus, 90 % de nos rivières, 60 % à 70 % de nos nappes phréatiques sont contaminées, déplore François Veillerette. La prise de conscience est réelle mais lente. Un beau plan Ecophyto a été lancé en 2008 afin de réduire de 50 % les pesticides avant 2018. Résultat : leur utilisation a augmenté de 12 % ! C’était sur la base de l’engagement volontaire, pas une obligation dans la loi… »

Il y a pourtant urgence, dans un monde où les sources de contamination se multiplient. « Avant, c’était l’usine qui rejetait des métaux lourds, explique le Dr Sadeg. Aujourd’hui, avec les colorants à base de métaux lourds dans des vernis à ongles, ou le marbre artificiel de nos cuisines, les nouvelles technologies et nos téléphones mobiles, les nanoparticules vendues par millions de tonnes dans le monde entier, on entre dans une contamination large. D’où l’intérêt d’un screening large pour dépister les sources de pollution. » Et ainsi mieux protéger la santé de nos enfants.

« Une partie des maladies chroniques, des troubles du neuro-développement qui surviennent aujourd’hui chez les enfants, confirme l’épidémiologiste environnemental Rémy Slama, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, est due à des facteurs environnementaux : particules fines en suspension dans l’air, résidus de pesticides, métaux lourds comme le plomb, ou polluants organiques persistants. »

Son étude, menée sur 529 garçons et leurs mères, a montré que l’exposition pendant la grossesse à certains phénols et phtalates est associée à des modifications de la croissance et du comportement entre 0 et 5 ans. « Nous sommes notamment inquiets à propos du triclosan, un biocide utilisé comme antibactérien dans les savons et les dentifrices, que nous retrouvons chez la plupart des femmes enceintes. Il semble diminuer la croissance du périmètre crânien des fœtus mâles, il perturbe l’axe thyroïdien, essentiel au développement du cerveau. »

Chez ToxSeek, Matthieu Davoli est pragmatique : « Nous réagissons tous différemment face aux polluants et, pendant la croissance, pour nos enfants, les risques sont beaucoup plus importants. Nous parlons de fenêtres de susceptibilité. C’est bien pour les plus jeunes qu’il faut agir. » « Et pour cela, poursuit le Dr Sadeg, il faut des critères objectifs grâce à la collecte de données. Les tests étant “pseudonomysés”, nous allons créer un forum où les “ToxSeek followers” aideront à remonter les sources de contamination pour enrichir notre base de données. » Du côté des militants écologistes, on se met à rêver : si demain 50 000 citoyens découvrent leur contamination par le glyphosate et se mobilisent, il y a fort à parier que les députés seront plus nombreux que le 29 mai dernier dans l’hémicycle pour voter, cette fois, son interdiction.

Ce que nos enfants ont dans leurs cheveux

  • Sasha, 4 ans : contaminé par 51 molécules à risque

Sidérant ! dans 3 - Informations : sasha-portrait

Crédits : Vincent Desailly

Sasha, fils unique, vit à Paris avec son père et sa mère dans un quartier très urbain (10e arrondissement). Il va au parc tous les soirs. Il déjeune à la cantine et, chez lui, aime tout ce que l’on met dans son assiette. C’est très souvent bio. Il va de temps à autre à la campagne, près de champs agricoles. Sa mère est responsable de la production à Marie Claire.

Niveau d’exposition « alerte » : furanacrylic acid (aucune information).
Niveau d’exposition fort : 10 molécules.
Niveau d’exposition faible : 40 molécules.
Métaux lourds : titane, lanthane.

La réaction de Sarah, sa mère :  »J’ai angoissé quand j’ai reçu ses analyses : aucune info sur la molécule alerte (furanacrylic acid) ; je ne peux donc pas agir. En revanche, j’ai supprimé son bracelet anti-moustique (picaridine) et réduit sa consommation de pommes de terre (quinacetol). Il faut que l’on soit plus vigilant sur la fumée de cigarette (son père et moi fumons) et sur les émanations des barbecues (acrylamide), c’est la saison. Je ne suis pas une militante écolo, mais j’ai accepté pour protéger les enfants. »

  • Isaure, 13 ans : contaminée par 40 molécules à risque

isaure-portrait dans 3 - Informations :

Crédits : Vincent Desailly

Isaure vit à Paris avec son père, sa mère et son frère aîné. Elle déjeune à la maison, et souvent à l’extérieur avec ses amies. Elle ne consomme pas bio. Mais varié, sans aliment interdit. Les meilleurs produits et la junk food. Elle adore les fruits, les parfums et les cosmétiques. Elle a un chat. Elle pratique le judo et la natation. Et part régulièrement dans la campagne en Auvergne. Sa mère est directrice de la rédaction.

Niveau d’exposition « alerte » : pyrocatéchol.

Niveau d’exposition fort : 8 molécules.

Niveau d’exposition faible : 31 molécules.

Métaux lourds : uranium naturel U238.

La réaction de Marianne, sa mère :  « Elle adore faire des soirées masques de beauté avec ses amies et se parfumer (pyrocatéchol et celestolide). Elle aime beaucoup les fruits rouges (morin), elle dort avec le chat (diamfénétide) et, comme nous, respire l’air pollué de notre quartier embouteillé (grotan OX). Et touche nos céramiques anciennes (uranium naturel). J’étais curieuse de savoir ce que ma fille a comme substances dans le corps. Je me doutais qu’elle était excessive avec les parfums et certains cosmétiques. Ce test va m’aider à lui en faire prendre conscience. Et cette enquête va toutes nous aider à moduler avec raison notre mode de vie. »

  • Octave, 5 ans : contaminé par 62 molécules à risque

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Crédits : Vincent Desailly

Octave vit à Boulogne-Billancourt avec sa mère et sa grande sœur, Victoria. Il déjeune à la cantine. Chez lui, l’alimentation est variée, bio, jamais industrielle. Il adore les fraises. Il va parfois à la campagne et joue dans les parcs de la ville. Il a un chat. Son père est rédacteur en chef culture.

Niveau d’exposition « alerte » : diethylcarbamazine, piperonyl butoxide, oxabetrinil, desmédiphame.

Niveau d’exposition fort : 13 molécules.

Niveau d’exposition faible : 45 molécules.

Métaux lourds : étain, antimoine.

La réaction d’Alexandra, sa mère :  »Notre chat n’est pas vermifugé, Octave a dû être en contact avec ceux de ses amis (diethylcarbamazine et pexantel). Il mange du maïs (oxabetrinil) et adore les fraises (desmédiphame). Je vais faire attention. Il a des traitements anti-poux et dort avec un bracelet anti-moustique (ethyl N-acetyl N-butyl B-ala-ninate) à côté de son lit, je l’ai jeté. Il a des jouets et des meubles en bois (bentaluron), j’avoue ne pas y avoir réfléchi. Je ne suis pas militante écolo, mais je vais être plus vigilante.

  • Marty, 18 ans : contaminé par 52 molécules à risque

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Crédits : Vincent Desailly

Marty, fils unique, vit à Paris avec son père et sa mère. Il a toujours déjeuné à la cantine. Chez lui, les repas sont bios et variés. Il aime beaucoup le riz, la viande rouge, le poisson et les fruits de mer. Il consomme un peu d’alcool, fume occasionnellement et avoue manger moins sainement avec ses amis. Il pratique le badminton. Sa mère est rédactrice en chef adjointe société.

Niveau d’exposition « alerte » : diazinon, metolcarb.

Niveau d’exposition fort : 11 molécules.

Niveau d’exposition faible : 39 molécules.

Métaux lourds : étain, thallium.

La réaction de Catherine, sa mère :  »Le choc a été de découvrir deux pesticides en alerte (diazinon et metolcarb), dont un, interdit en France, dans notre riz bio importé d’Asie. Je l’ai jeté. Plusieurs pesticides ont été dépistés, dont un destiné au bétail (rubijervine) ; Marty consomme pas mal de viande rouge (pas bio). Un autre (propamocarb), sourcé dans le gazon, les fraises et les tomates, des fruits qu’il aime. J’ai inspecté sa salle de bain pour enlever quelques molécules suspectes (pyrocatéchol et butylparaben) dans les cosmétiques et les parfums. Ecologiste dans l’âme, son père a lui aussi fait le test ToxSeek pour être encore plus vigilant. »

  • Marpessa, 12 ans : contaminée par 57 molécules à risque

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Crédits : Vincent Desailly

Marpessa, fille unique, vit à Paris avec son père et sa mère. Elle déjeune à la cantine. Chez elle, tout est à 95 % bio. Elle adore la viande et déteste le poisson. Elle va rarement à la campagne, mais fréquente le parc de la place des Vosges (4e arrondissement), proche de son collège. Elle aime les vernis à ongles et les correcteurs de teint. Elle pratique le dessin. Sa mère est directrice de la photographie.

Niveau d’exposition « alerte » : diazinon, metolcarb.

Niveau d’exposition fort : 10 molécules.

Niveau d’exposition faible : 45 molécules.

Métaux lourds : tellure, lanthane, uranium naturel U238.

La réaction de Maria, sa mère :  »Je suis choquée de voir que le riz bio, le même que celui que consomme Marty, contient deux pesticides (diazinon et metolcarb), dont un est interdit en France. Dans ces analyses, ma seule piste est l’obus qui lui sert de vase (uranium naturel). On n’utilise pas d’anti-moustique (alléthrine II). Je pense aux bonbons et au chocolat pour l’agent aromatiseur (théobromine), mais je n’ai aucune idée en ce qui concerne les traces de médicaments (gemfibrozil et émétine) : elle n’en prend aucun. J’avoue que ces analyses perturbent mes convictions bios. Mais je ne regrette pas, cela fait réfléchir et me donne envie de m’engager s’il le faut. »

  • Violette, 8 ans : contaminée par 48 molécules à risque

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Crédits : Vincent Desailly

Violette, benjamine d’une fratrie de quatre enfants, vit à Paris avec sa mère et son père. Elle déjeune à la cantine scolaire une fois par semaine. Chez elle, les repas sont variés, avec des légumes et des fruits souvent bios, du poisson (une fois) et de la viande (quatre fois par semaine). Tous les week-ends, elle va à la campagne, chez ses grands-parents, qui cultivent leur potager. Sa mère est rédactrice digital.

Niveau d’exposition « alerte » : icaridine (insectifuge).

Niveau d’exposition fort : 8 molécules.

Niveau d’exposition faible : 39 molécules.

Métaux lourds : étain, uranium naturel U238.

La réaction de Désirée, sa mère :  »Je lui ai tout de suite retiré son bracelet anti-moustique (icaridine), elle dormait avec ! Comme le démêlant pour les cheveux, qui contient du butyl paraben. L’anti-poux aussi, jeté. L’anti-limaces (métaldéhyde), je pense aux potagers de ses grands-parents. L’uranium naturel, c’est probablement la céramique, son hobby. Au départ, j’ai flippé. Je n’ai pas les moyens de nourrir mes quatre enfants exclusivement en bio. Ni de repeindre tout l’appartement avec des pigments naturels. On n’est pas des militants écolos, mais cette démarche nous rend plus vigilants. »

1generations-futures.fr.
2Publiée dans Le Monde du 6 novembre 2017.
3Coût : à partir de 190 €, résultats sous vingt jours, toxseek.fr.

Octobre Rose 2018

1 octobre 2018

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Le langage selon Jacobson

30 septembre 2018

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Analyse de la communication chez un sujet infirme moteur cérébral (IMC)…

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Roman Jakobson définit les fonctions du langage, c’est-à-dire les raisons pour lesquelles l’homme recourt au langage.
il définit six fonctions du langage, chacune centrée sur un des éléments du schéma de la communication

Les voici :

  •  Le message lui-même ;
  •  « Le destinateur envoie un message au destinataire » ;
  •  Le destinataire est censé recevoir le message ;
  •  « Pour être opérant, le message requiert d’abord un contexte auquel il renvoie (c’est ce qu’on appelle aussi, dans une terminologie quelque peu ambiguë, le « référent »), contexte saisissable par le destinataire, et qui est soit verbal, soit susceptible d’être verbalisé » ;
  •  « Le message requiert un code, commun, en tout ou au moins en partie, au destinateur et au destinataire (ou, en d’autres termes, à l’encodeur et au décodeur du message) » ;
  •  « Le message requiert un contact, un canal physique et une connexion psychologique entre le destinateur et le destinataire, contact qui leur permet d’établir et de maintenir la ».

Les six fonctions de la communication telles que les identifie Roman Jakobson sont chacune liées à un de ces éléments.

Les fonctions du langage sont les suivantes :

  •  fonction expressive (expression des sentiments du locuteur)
  •  fonction conative (fonction relative au récepteur)
  •  fonction phatique (mise en place et maintien de la communication)
  •  fonction référentielle (le message renvoie au monde extérieur)
  •  fonction métalinguistique (le code lui-même devient objet du message)
  •  fonction poétique (la forme du texte devient l’essentiel du message)

Il considère d’ailleurs que ces fonctions « ne s’excluent pas les unes les autres, mais que souvent elles se superposent ». Le langage peut ainsi servir à plusieurs choses à la fois : maintenir le contact (fonction phatique) tout en prenant pour objet le code du message (fonction métalinguistique), par exemple, dans as-tu entendu ce que je t’ai dit ?

Schéma n°2 : Schéma linguistique de Jakobson

 

Enquêtes sur la vaccination – Thierry Casasnovas

9 septembre 2018

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Nous avons la certitude que les vaccins sont inoffensifs
Agnès Buzin – ministre de la Santé

 

C’est la 1ère fois que j’ai accès à une étude aussi bien étayée sur les risques de la vaccinations.
La vie et la santé de son enfant (ainsi que la notre) mérite bien quelques minutes d’informations

 

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Bénévoles pour participer aux « Escales au château »

9 juin 2018

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[BESOIN DE VOUS]
Tout le monde contre le cancer recherche des bénévoles pour participer aux « Escales au château », séjours de ressourcement dédiés aux familles touchées par le cancer. 
Du 6 juillet au 3 août, 4 séjours d’une semaine seront organisés à Villefranche de Rouergue. 

Jet ski, baptêmes en Porsche, spa, ateliers culinaires… activités à sensations fortes et temps calmes sont proposés aux familles pour les aider à reconstruire des liens, se détendre, lâcher prise et oublier le quotidien de l’hôpital et de la maladie, le tout dans un esprit joyeux et convivial !

Pour accompagner cette opération, nous sommes à la recherche bénévoles disponibles quelques jours, une semaine complète ou plus…
pour diverses missions pour l’organisation des séjours, et nous cherchons également des JRI bénévoles pour rejoindre l’équipe des « polos roses » !

Votre mission : capturer ces moments magiques en photos afin que nos petits et grands protégés puissent garder un souvenir de ce séjour incroyable !
Pour plus d’informations ou vous inscrire, contactez nous ! escalesauchateau@assotlmc.fr ou 05 65 45 41 12

Prothèses en silicone

15 avril 2018

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Je vois régulièrement à l’hôpital les problèmes esthétiques liés aux séquelles de cancers (ORL …), et j’ai trouvé ce site montrant des réalisations en silicones tellement réalistes que j’ai voulu les partager ici.

http://www.manosydedos.com/index.html

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Résultat de recherche d'images pour "manosydedos" Prótesis para oreja Prótesis para pezón antes

Prótesis pie

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http://www.manosydedos.com/piesypiernas.html

Hommage à Maudy Piot le mardi 27 mars

22 mars 2018

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maudy piot

L’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA vous invite à la soirée organisée en hommage à

Maudy PIOT, sa fondatrice,

 le mardi 27 mars 2018

dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris en présence d’Anne Hidalgo, Maire de Paris.

Horaires : ouverture des portes à 16h00

Début de la soirée à 16h30 jusqu’à 20h.

Modalités de participation :

Entrée gratuite mais inscription obligatoire pour des raisons de sécurité.

https://webquest.fr/?m=44721_inscription-hommage-a-maudy-piot—mardi-27-mars-2018

Accessibilité des lieux et des débats

 

Programme :

 16:30 Ouverture de la soirée – Extraits filmés (Louis-Albert Serrut, Catherine Cabrol)

16:45 Lecture texte de Maudy Piot par Blandine Métayer, marraine de FDFA

17:00 Allocution d’Anne Hidalgo, Maire de Paris

17:30 Diaporama – texte d’Alain Piot et lecture de Manoël Piot

17:45 Hommage de Michelle Perrot

18:00 Interventions de personnalités politiques : Roselyne Bachelot, Najat Vallaud-Belkacem, Laurence Rossignol, Hélène Bidard, Danielle Bousquet

18:30 Lecture texte de Charles Gardou par Sylvia Bergé

18:45 Témoignages avec Jeanne Cordelier, Tahar Ben Jelloun, Henri-Jacques Stiker, Julie Boulanger, Claire Desaint – Animation Danielle Michel-Chich

19:15 Lecture texte d’Anne Quéméré par Stéphanie Duncan

19:30  « Il y a des irremplaçables » Lecture par Olivier Manceron et temps de solidarité

19:45« Femmage » de Typhaine D.

Evaluation des risques liés aux vernis à ongles, semi-permanent, faux-ongles…

7 mars 2018

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Les personnes le plus à riques sont :
- les femmes enceintes, 

- les manucures et protésistes ongulaires
(d’ailleurs elles portent quasi toutes un masque sans en proposer à leurs clientes)

- les personnes ayant une déficience de leur sythème immunitaire…

Je vous conseil de REFUSER systématiquement le retrait de vos vernis semi-permanent avec de l’acétone

Après avoir écris un article sur la liste des produits nocifs et possiblement cancerigènes, j’ai eu envie de regrouper ce que j’avais trouvé concernant les soins et décorations des ongles

En France, la DGCCRF, dans son dernier rapport d’inspection auprès de 249 établissements, a publié des résultats qui soulèvent beaucoup de questions :
43 % des professionnels sont non qualifiés et 41 % des produits analysés sont non conformes.
L’ANSM et l’ANSES se penchent également sur la sécurité de ces produits :

 Rapport de l’ANSES de 428 pages !!!
sur l’évaluation des risques il date d’octobre 2017 et est donc à jour des nouveautés :

https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2014SA0148Ra.pdf
( C’est un document Pdf je vous conseille de le télécharger afin de pouvoir le lire et le retrouver.)

Le Phtalate de Dibutyle (Dibutyl Phtalate ou DBP) est utilisé dans les vernis à ongles ou les solvants. Il est particulièrement nocif pour la santé, présentant notamment un risque pour la grossesse et le foetus mais également pour la fertilité. Il est très toxique pour l’environnement et les organismes aquatiques. Pour votre santé et pour l’environnement, choisissez des vernis à ongles non toxiques et naturels et banissez les vernis et dissolvants contenant du Dibutyl Phtalate ou DBP !

Vous trouverez ici le travail de fourmis d’une passionnée, elle a fait un classement  marque par marque de la nocivité de certains vernis http://cosmetikmom.eklablog.com/liste-de-vernis-par-nocivite-derniere-mise-a-jour-le-19-05-2016-a45612161

Une dernière information récupérée sur le site de l’INRS et qui me semble importante :

« l‘exposition aux solvants est tout particulièrement dangereuse chez la femme enceinte

car ceux-ci passent la « barrière placentaire » et peuvent nuire au foetus.« 

 

Source :
https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2014SA0148Ra.pdf

http://www.vedura.fr/guide/eco-geste/bannis-vernis-ongles-contenant-dbp-dibutyl-phtalate

http://cosmetikmom.eklablog.com/liste-de-vernis-par-nocivite-derniere-mise-a-jour-le-19-05-2016-a45612161

http://www.observatoiredescosmetiques.com/pro/actualite/produits/les-vernis-gels-2972

Maudy Piot – femmes pour le dire, femmes pour agir

28 décembre 2017

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Maudy Piot est l’une des femmes que j’admire, elle nous a quittés ce 25 décembre, le jour de Noêl…

Elle était malvoyante, psychnalyste elle avait créé en 2003 l’association FDFA afin de lutter contre la « double discrimination » qui consistait, selon elle, à « être femme et être handicapée ».
En effet de nombreuses femmes handicapées sont victimes de violence

Avant de rencontrer Maudy, je n’avais jamais imaginé ce que certaines femmes handicapées pouvaient subir…
Alors voici le film réalisé par l’association (attention la réalité fait souvent mal aux yeux)

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Maudy Piot, Présidente et fondatrice de l’association « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir »

Qui êtes-vous ?

Maudy Piot - femmes pour le dire, femmes pour agir dans 3 - Informations : Logo-FDFA-300x71

Je suis issue d’une famille de la petite bourgeoisie viticole et petite j’avais une myopie très forte. Puis à 17 ans j’ai été diagnostiquée avec une rétinite pigmentaire (maladie génétique qui évolue vers la cécité). Cela a été assez mal vécu par ma famille, je me suis donc structurée dans un climat d’exclusion. Et au lieu que cela m’inhibe, cela m’a stimulé et incité à me battre. Je pense qu’un engagement, c’est une histoire de vie.

Je me suis donc très tôt engagée dans les milieux syndicaux et les mouvements de défense de la liberté et de la justice pendant mes études d’infirmières et de kinésithérapie. J’ai notamment participé à des avortements clandestins.

Ensuite j’ai commencé à côtoyer les associations pour personnes aveugles. Et là j’ai constaté, d’une part que tous les dirigeants des grandes associations étaient des hommes et que les femmes étaienr relayées à des positions subalternes, et d’autre part qu’elles étaient malmenées, considérées comme des objets et se laissaient complètement aller. J’ai également trouvé que ces associations étaient empreintes de misérabilisme et de compassionnel, et qui cela ne me correspondait pas du tout. Il y avait très peu de révolte de la part de ces femmes, on était handicapée et c’était comme ça. Pour moi, qui avais des engagements politiques et syndicaux par ailleurs dans lesquels j’avais pris des responsabilités, cela était insupportable.

J’ai donc commencé à faire des colloques pour femmes aveugles. Ils avaient lieu tous les trimestres et portaient sur des thèmes très variés : maternité, emploi, loisirs, sport. En parallèle j’ai repris des études de psychiatrie et j’ai accompagné un certain nombre de femmes handicapées.

Et puis en 2002 j’ai organisé un colloque « Les saisons de la femme » qui parlait de la naissance, de la puberté, de la maternité et de la ménopause. Lors de cet évènement j’ai rencontré Anne Hidalgo qui a trouvé le colloque formidable et m’a demandé d’organiser quelque chose pour l’année suivante, l’année européenne des personnes handicapées.

En 2003, afin d’organiser ce colloque, nous avons créée l’association « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir ».

Pouvez vous nous présenter votre association ?

J’ai donc créé l’association « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir » en 2003. Le colloque fondateur avait pour thème « Femmes handicapées citoyennes » et Lucie Aubrac en était la marraine. Il y a eu plus de 1 200 participants et à la fin de la journée 250 personnes ont adhéré.

Les objectifs de l’association sont de :
– lutter contre la double discrimination d’être femme et handicapée
– affirmer que nous sommes des citoyennes et que le handicap n’est pas notre identité : c’est l’association qui a lancé le mot citoyenneté pour les personnes handicapées et qui est aujourd’hui largement repris. Notre souhait est de redonner de la dignité à ces femmes.
– lutter contre l’isolement des femmes handicapées

L’association propose de nombreuses activités :

– des colloques
Chaque année l’association organise un ou plusieurs colloques en présence d’experts. Le prochain aura lieu en mars sur le thème « Les aventurières de la vie : le handicap au-delà de ses limites » et aura pour marraine la sociologue, militante, féministe et pacifiste Pinar Selek.

– des ateliers
Aujourd’hui l’association compte pas moins de 12 ateliers sur des thèmes très variés : création, jardin littéraire, groupe d’anglais ludique, oreille attentive. Les femmes qui participent sortent ainsi de leur isolement et peuvent se rencontrer, échanger. Cela permet de renouer un lien social très souvent rompu. Nous avons aussi mis en place un atelier emploi-travail pour les accompagner dans leur recherche d’emploi. Aujourd’hui seulement 28% des femmes handicapées ont un emploi contre 50% des hommes handicapées !

– une rencontre littéraire : « Les feuilles d’automne »
L’idée de ces rencontres est née en 2005. J’ai écrit un livre en 2004 et personne n’en voulait et je me suis alors rendu compte de la discrimination à la publication que subissaient les femmes handicapées. Donc j’ai décidé de faire des rencontres entre les auteures handicapées et les autres ; j’ai fait venir des personnes connues : Michèle Perrault, Charles Gardou, Michel Chevalet. Cela a eu un très beau succès et chaque année on a recommencé. Il y a deux ans on était à la Cité Universitaire, on a eu plus de 500 participants. On y invite les écrivains/écrivaines, on y fait connaître les livres. Le matin il y a quelques conférences et l’après-midi on fait une table avec 20 écrivains qui ont 4 minutes chacun pour présenter leurs livres.

– un numéro d’écoute
Depuis mars 2015, l’association a mis en place un numéro d’écoute « Ecoute Violences Femmes Handicapées » au 01 40 47 06 06, le lundi toute la journée et le jeudi matin. Il n’existait jusqu’alors pas de numéro pour les femmes handicapées alors qu’elles sont à 80% victimes de violences ! L’association développe ensuite un suivi, pour les femmes qui le souhaitent, par une avocate, une assistante sociale, une psychologue (toutes bénévoles) ou propose de venir au groupe de parole.

Les résultats dont vous êtes fières ?

Je citerais d’abord plusieurs femmes battues qui ont pu quitter leur conjoint. Notamment une femme qui a été victime de violence conjugales pendant 35 ans : en 2 ans et demi après avoir rencontré l’association, elle l’a quitté et a retrouvé la vie.

Il y a aussi des personnes en situation de handicap qui ont pu retrouver un emploi : dans notre premier atelier emploi-travail il y avait 10 personnes. Il y avait par exemple une chercheuse qui avait fait un AVC et a par la suite retrouvé un travail de recherche à mi-temps et une personne analphabète à qui on a trouvé une formation de mise à niveau.

Mais ce qu’apporte principalement l’association c’est une sortie de la solitude pour ces femmes handicapées et de la convivialité. Elles reprennent des activités ; elles sortent de chez elles et petit à petit elles reprennent un rythme de vie « sain ». Par exemple on leur demande d’apporter un gâteau pour les ateliers, et petit à petit elles se remettent à cuisiner pour elles même.

Qu’est ce qui vous freine aujourd’hui ?

La force mais également la faiblesse de notre association c’est qu’on se bat sur tous les fronts : droits fondamentaux, travail, loisirs, sexualité… Du coup par maque de moyens financiers on ne peut pas développer tout ce que l’on souhaiterait !
Par exemple on cherche auprès des Fondations, mais il y en a très peu dont les thématiques correspondent à nos objectifs. Nous avons des financements au coup par coup, jamais sur plusieurs années. Et on n’a pas d’argent pour les coûts de fonctionnement de l’association (local de l’association, lignes téléphoniques dont le numéro d’écoute, chauffage, etc). Chercher et trouver de l’argent est donc un souci perpétuel !

Si vous aviez 25 000 euros : qu’en feriez-vous ?

Cela me permettrait de financer nos rencontres littéraires « Les Feuilles d’Automne ». La cinquième édition qui aura lieu le samedi 15 octobre 2016 à la Cité Universitaire de Paris valorisera les ouvrages portant sur la lutte contre les violences faites aux femmes handicapées
L’association prévoit également de remettre un prix « Femme handicapée citoyenne » récompensant un ouvrage qui aborde la condition de femme handicapée de façon positive, inclusive et citoyenne.

Pour en savoir plus sur Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, rendez-vous sur : www.fdfa.fr

 

« Gentillesse et humour »

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a fait part de sa « grande tristesse ».

« Chaque personne qui a eu la chance de croiser son chemin sait à quel point elle militait avec gentillesse et humour pour défendre les femmes/citoyennes en situation de handicap. ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maudy_Piot
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=10455

https://fondationdesfemmes.org/maudy-piot-femmes-pour-le-dire/

http://www.faire-face.fr/2015/03/08/violences-femmes-handicapees/

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