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À propos de Catherine

Vous êtes hospitalisé(e) ? en Centre de Rééducation, Maison de Retraite pour une longue durée ? vous êtes alité à votre domicile ? votre mobilité est réduite ? L'un de vos proches est hospitalisé et vous avez envie de lui offrir Quelques moments de réconforts ? Ayez le réflexe Socio-Esthétique : "La beauté-thérapie c'est prendre soin du regard que l'on porte sur soi" PeauAime c'est aussi le bien-être à domicile pour toute personne souhaitant prendre soin d'elle sans avoir à ce déplacer en institut, et ainsi, profiter en toute tranquillité d'un moment de "re-peau". OFFREZ VOUS LE LUXE DE VOUS FAIRE CHOUCHOUTER A LA MAISON ! Je dispense également des formations Socio-Esthétique (uniquement pour les adultes handicapés, usagés d'ESAT) enregistrée sous le N° d'activité 11 95 05318 95

6ème congrès de socio-esthétique

19 mars 2019

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le 6ème congrès de socio-esthétique organisé par le CODES aura lieu le vendredi 22 novembre 2019 à L’institut Pasteur à Paris.

Ce sera aussi l’occasion pour le CODES de fêter ses 40 ans !

Réservez dès aujourd’hui cette journée riche de découvertes thématiques, de partage sur les bonnes pratiques professionnelles et de rencontres passionnantes avec de nombreux professionnels.
Vous recevrez prochainement le programme et toutes les informations pour vous inscrire en ligne.

L’auto-examen pour détecter un cancer du sein

2 février 2019

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 L’auto-examen, souvent mis en avant dans les différentes campagnes de prévention, permet aux femmes de détecter des anomalies pour les signaler par la suite à leur médecin.

Le cancer du sein a 12 symptômes.
Quand ils sont détectés à temps, le taux de survie est proche de 100% 

Détection cancer du sein

 

L’association Worldwide Breast Cancer a imaginé une campagne de communication internationale qui détourne des citrons pour sensibiliser au cancer du sein.
Du génie !

Lorsque le cancer du sein est détecté à un stade précoce, le taux de survie est proche de 100%.
Mais lorsqu’il est identifié en phase terminale, les chances de survie sont malheureusement très faibles.
C’est pourquoi il est important de pouvoir détecter un symptôme du cancer du sein dès le début.

Perruque reste a charge 0

30 janvier 2019

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Dans les super nouvelles de 2019, il y a l’augmentation du remboursement des perruques qui va passer de 125 à 350 euros dés avril.

En attendant vous êtes nombreuses, récemment diagnostiquées, à vous interroger:
que faire?
Attendre la boule à zéro un meilleur remboursement?

Le remboursement des perruques pour les malades de cancer devrait passer de 125 à 350 euros au mois d’avril 2019 : un avis de tarification en ce sens sera publié, la semaine prochaine, au Journal Officiel. Un progrès pour les malades qui auront accès à une perruque de qualité sans aucun « reste à charge ».

 

C’était une des promesses du Plan Cancer 3.
Et un engagement fort de la ministre de la santé. A l’issue de plusieurs mois de discussions dans le cadre du CEPS (le Comité Economique des Produits de Santé, organisme interministériel placé sous l’autorité des ministres de la santé et de l’économie), entre les représentants de ces ministères, des associations de patients (dont Rose-Up) et les fabricants de prothèses capillaires, un avis de projet a été présenté le mercredi 20 décembre – avis qui sera publié dans le Journal Officiel durant la semaine de Noël.

Jusqu’à 350€ remboursés pour une perruque de « Classe 1 »

Cet avis propose une nouvelle grille tarifaire de remboursements des prothèses capillaires. Grande nouveauté : les perruques de classe 1 (avec un Prix Limite de Vente de 350 euros) seront désormais intégralement remboursées par la Sécurité Sociale. Une proposition qui va au-delà des engagements du Plan Cancer qui était de « doubler le remboursement des perruques ». Les fabricants se sont, de leur côté, engagés à « raboter » le prix de leur perruque actuellement à 400 euros jusqu’à les proposer à 350 euros. Les femmes auront désormais une perruque de bonne qualité entièrement remboursée, sans aucun reste-à-charge. Une revendication que notre association Rose-Up porte depuis des mois et qui connaît, enfin, une issue favorable.

Concernant la classe 2 et les perruques plus luxueuses (avec plus de cheveux naturels intégrés) vendues jusqu’à 700 euros, le remboursement de la CPAM s’élèvera à 250 euros (respectant ainsi l’engagement du Plan Cancer de doublement des remboursements).

En revanche, pour les perruques de plus de 700 euros qui représentent aujourd’hui une part du marché inférieure à 8 %, l’avis à paraître ne prévoit aucun remboursement. Notre association émettra une observation (dans le délai légal après parution du projet d’avis) pour demander le maintien du remboursement actuel de 125 euros pour les femmes qui désirent acquérir une perruque haut-de-gamme.

Une mise en place effective entre mars et avril 2019.

Après la parution de cet avis au Journal Officiel – et le mois légal laissé pour le recueil des observations –, les conventions seront signées avec les fabricants, la nomenclature ainsi que l’avis de tarif définitif publiés. Ce nouveau remboursement sera effectif « au mieux » le 1er mars et plus surement le 1er avril 2019.

En juin dernier, notre association s’était largement engagée pour débloquer les négociations qui restaient embourbées depuis plus de trois années (notre article: « Remboursement des perruques: à s’arracher les cheveux »). Nous avions publié unepétition en ligne, mené des actions de lobbying #latêtehaute largement suivies sur nos réseaux sociaux et relayés par bien d’autres médias : la ministre de la santé, Agnès Buzyn avait alors rapidement réagi, relançant le processus.

Céline Lis-Raoux

Source  :Rose Up

Le secret du poids

27 janvier 2019

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Je suis sur Instagram : “60 kilos de moins” qui explique qu’elle a perdu tous ses kilos grâce a l’application « le secret du poids ».
J’ai essayé l’année dernière weight watcher mais comme je suis végétarienne je n’ai pas réussi a tenir
(j’ai voulu manger ce qu’ils conseillaient les poissons et les viandes sont a 0)
j’ai donc fais maigrir mon porte monnaie, et mon corps de 2kgs que j’ai repris immédiatement.Cette année j’ai installé l’ application avec comme motivation les publications de “60 kilos de moins” .
Je suis esthéticienne et j’ai toujours été mince, voir très mince.
J’ai divorcé, été harcelée, et j’ai commencé à me réfugier dans la nourriture
mon changement professionnel n’a rien arrangé : je suis devenue socio-esthéticienne et le travail à l’hôpital n’est pas bon pour les kilos,
nous avons tendance a manger trop de sucreries apportées par les patients et comme je ne sais pas résister à la tentation je consomme sans compter les calories.
 
Mes collègues sont nombreuses a avoir le même problème que moi : après une prise en charge difficile nous faisons une pose gourmande
La plupart des patientes sous hormonothérapies grossissent beaucoup …
Le thème de mon site internet est l’information sous toutes ses formes pour ce sentir mieux dans sa peau : d’où le titre PeauAime

Ce qui est très pratique, c’est que l’application permet de visualiser le nombre de calories par portions (il faut tout peser au début)
Ce qui l’est moins c’est que l’application n’est pas compatible avec mon téléphone (s’ils me lisent j’ai un windows phone ;-) ),
je l’ai donc téléchargée sur ma tablette mais je suis moins constante à rentrer tout ce que je mange.

23es Rencontres de Pédiatrie Pratique

23 janvier 2019

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Les 23es Rencontres de Pédiatrie Pratique auront lieu les 25 et 26 janvier 2019

Les Rencontres de Pédiatrie Pratique rassemblent chaque année plus de 2 100 pédiatres.
Elles représentent aujourd’hui la plus importante manifestation de la spécialité en Europe.

Près de 130 orateurs rassemblés autour d’une vingtaine de thématiques vous donnent rendez-vous aux 23es Rencontres de Pédiatrie Pratique et vous proposent plus de 60 heures de Formation Médicale Continue.

Toute l’équipe de Pédiatrie Pratique sera ravie de vous accueillir pour une nouvelle édition les vendredi 25 et samedi 26 janvier 2019 au Palais des Congrès de Paris pour une occasion unique d’apprendre ensemble, d’approfondir et de de discuter en petits groupes avec les plus grands experts de la spécialité.

https://www.pediatrie-pratique.com/congres/actualite/les-19es-rencontre-de-pediatrie-pratique-auront-lieu-les-30-et-31-janvier-2015

Sortir de la manipulation perverse – Natacha Calestrémé

16 janvier 2019

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Je travaille un jour par semaine dans un service qui prends en charge les femmes enceintes.
J’ai appris, découvert que les violences physiques commencent souvent à ce moment là…

C’est le moment où elles devraient décider de partir et pourtant elles refusent même souvent de porter plainte.

Natacha Calestrémé a cherché comment  aider ces personnes, et après avoir lu son livre « Les blessures du silence » et écouté cette vidéo je pense qu’elle a réussi à mettre des mots sur :
- le pourquoi
- le comment partir sans revenir

Il existe une formation de 2 jours sur le recouvrement d’âme avec Loan Miège 

Image de prévisualisation YouTube

Belle année 2019

1 janvier 2019

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Je vous souhaite une année qui pétille,

une année qui émeut, qui envole.
Une année bienveillante.

Une année qui bouscule surprend fait grandir.
Une année qui nous amène là où on ne l’attendait pas.

Qui nous éveille.
Une année à se battre pour ses rêves et ses convictions.
Une année pour soi, à soi.

Pour se retrouver, pour aller à l’essentiel, pour dire “je t’aime”.

Je vous souhaite une année folle poétique audacieuse joyeuse.

Catherine

Grossesse à Haut Risque

21 octobre 2018

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Jacob et Serge sont nés à 34 semaines d’aménorhée,

Delphine ma collègue infirmière vient de me faire parvenir ce petit mot reçu au poste de soin.

J’adore mon métier !

 

Jacob & Serge

 

 

 

Sidérant !

4 octobre 2018

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J’ai trouvé cet article dans le Marie-Claire du 21 septembre 2018

Les enfants du personnel de la rédactions ont donnés un echantillon de cheveux pour voir s’il s’y trouvait des pecticides.
Les résultats sont juste hallucinant, sidérant, anormaux, dangereux pour l’avenir et la santé de ces/nos enfants.

Je me permet un copier/coller de l’article par ce qu’à un moment il vas bien falloir arrêter de nier l’évidence !
à partir de demain (le 5 octobre) il sera possible de ce faire dépister pour 160€ ici : http://toxseek.fr/

 

Malgré les promesses du président de la République, le glyphosate, pesticide dont 9 000 tonnes sont déversées chaque année dans nos cultures, classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé, n’a pas été interdit. Les lobbys de l’industrie des pesticides, qui rapporte deux milliards d’euros par an en France, ont remporté une nouvelle bataille dans la guerre qui les oppose aux militants écologistes mais aussi aux nombreux scientifiques et citoyens inquiets.

Ont-ils au moins lu, avant de la jeter à la poubelle, la tribune « Faites passer la santé de nos enfants d’abord », du scientifique Baskut Tuncak2 ? Le rapporteur spécial des Nations unies sur les produits et déchets dangereux s’y alarmait du fait que « nos enfants grandissent exposés à un cocktail toxique d’herbicides, d’insecticides et de fongicides. » Dans leur nourriture, leur eau, leurs parcs et cours de récréation… Cette exposition dans l’enfance serait « une “pandémie silencieuse”, responsable de maladies et de handicaps ».

Des pesticides, conservateurs et polluants plastiques dans les cheveux

Quand j’ai soumis, à Marie Claire, l’idée de tester les enfants de la rédaction, à l’instar des politiques, même les plus sceptiques ont tout de suite accepté. Poussées par la curiosité, l’angoisse, l’envie de les protéger. Eux et tous les autres. Les six enfants, âgés de 4 à 18 ans, sont devenus, après prélèvement de deux mèches de cheveux, les pionniers d’un nouveau test tout juste mis à disposition du public, ToxSeek3. Et nos lanceurs d’alerte. « Nous avons déjà pratiqué des tests sur des travailleurs de la vigne, des riverains des champs agricoles, des politiques, explique François Veillerette, de Générations Futures. Sur les analyses de cheveux, on était sur 150 molécules. Ce nouveau test permet, lui, un screening très large : 1 800  polluants organiques et 40  métaux et métaux lourds. C’est vertigineux, ça ouvre des horizons. »

Vertigineux, c’est le sentiment produit par la lecture des analyses de nos jeunes cobayes : entre 40 et 62 molécules chimiques ont été dépistées chez chacun d’entre eux. Pesticides, conservateurs, polluants plastiques, parabens, médicaments… « Ces produits, même à faible dose, ont un effet de perturbateur endocrinien et présentent des risques cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et/ou neurotoxique », alertent leurs rapports d’analyses toxicologiques.

« On n’est pas dans la toxicité aiguë mais chronique, explique Matthieu Davoli, cofondateur de ToxSeek. Ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la fréquence d’exposition à des polluants toxiques. En analysant une mèche de cheveux de 3 cm, nous dépistons les polluants auxquels nous avons été exposés les trois derniers mois. L’objectif est d’identifier les sources fortes d’exposition pour les extraire de nos vies. »

Du bio… pas si bio

Alors qu’il feuillette les rapports, derrière les noms mystérieux des molécules se dessinent en creux le mode de vie et l’environnement de nos enfants : Isaure, 13 ans, aime les cosmétiques, Violette, 8 ans, est trop exposée à un anti-moustique, Octave, 5 ans, cumule des pesticides, Sasha, 4 ans, a des parents fumeurs adeptes de barbecue… Au magazine, nos réactions sont à la hauteur des découvertes : amusées quand on devine que l’uranium naturel dépisté chez Marpessa, 12 ans, provient de l’obus de la guerre de 14 transformé en vase sur sa table de chevet ; chez Isaure, des céramiques anciennes qui décorent son appartement ; et chez Violette, de celles qu’elle fabrique en activité périscolaire.

Inquiètes quand la molécule alerte de Sasha, 4 ans, la furanacrylic, est encore inconnue au bataillon toxicologique, ou quand de nombreux insecticides sont dépistés chez plusieurs de nos jeunes lanceurs d’alerte. Et stupéfaites quand on découvre que Marpessa et mon fils, Marty, 18 ans, ont, à un niveau d’exposition « alerte », deux mêmes pesticides sur les milliers existants : le diazinon et le metolcarb, le second étant retiré du marché aux Etats-Unis et en Europe, mais encore utilisé au Vietnam dans la culture du riz. Comment peuvent-ils être contaminés par les mêmes polluants organiques sans se connaître ? L’énigme n’aura pas été longue à résoudre : comme nous, les parents de Marpessa consomment bio à 90 %. Nous achetons la même marque française de riz biologique, importé d’Asie, dans la même boutique bio.

Nos certitudes sur les bienfaits de cette agriculture vacillent. Pour le toxicologue médical Nouredine Sadeg, président du comité scientifique de ToxSeek, cette coïncidence alimentaire est « phénoménale ! C’est une donnée difficile à trouver, les sources sont tellement diverses ». Quant aux interrogations sur les dérives du bio, il tempère : « Un vin bio peut contenir des traces de pesticides, mais sachez qu’un vin non bio subit 50 à 80 épandages. L’Etat français ne peut pas tout contrôler. Surtout que, pour éviter de dépasser le seuil autorisé, la stratégie consiste à ne plus utiliser un pesticide à forte dose mais un mélange d’une vingtaine à faible dose. Les pesticides touchent aujourd’hui 100 % de la population. Il y a cinquante ans, les quantités produites par l’industrie étaient infiniment plus petites. Le vrai problème existe depuis quinze ans, c’est récent. »

Nos enfants appartiennent à la génération pesticides

Nos enfants, hélas, sont la génération pesticides. « Deuxième pays européen après l’Espagne a en utiliser le plus, 90 % de nos rivières, 60 % à 70 % de nos nappes phréatiques sont contaminées, déplore François Veillerette. La prise de conscience est réelle mais lente. Un beau plan Ecophyto a été lancé en 2008 afin de réduire de 50 % les pesticides avant 2018. Résultat : leur utilisation a augmenté de 12 % ! C’était sur la base de l’engagement volontaire, pas une obligation dans la loi… »

Il y a pourtant urgence, dans un monde où les sources de contamination se multiplient. « Avant, c’était l’usine qui rejetait des métaux lourds, explique le Dr Sadeg. Aujourd’hui, avec les colorants à base de métaux lourds dans des vernis à ongles, ou le marbre artificiel de nos cuisines, les nouvelles technologies et nos téléphones mobiles, les nanoparticules vendues par millions de tonnes dans le monde entier, on entre dans une contamination large. D’où l’intérêt d’un screening large pour dépister les sources de pollution. » Et ainsi mieux protéger la santé de nos enfants.

« Une partie des maladies chroniques, des troubles du neuro-développement qui surviennent aujourd’hui chez les enfants, confirme l’épidémiologiste environnemental Rémy Slama, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, est due à des facteurs environnementaux : particules fines en suspension dans l’air, résidus de pesticides, métaux lourds comme le plomb, ou polluants organiques persistants. »

Son étude, menée sur 529 garçons et leurs mères, a montré que l’exposition pendant la grossesse à certains phénols et phtalates est associée à des modifications de la croissance et du comportement entre 0 et 5 ans. « Nous sommes notamment inquiets à propos du triclosan, un biocide utilisé comme antibactérien dans les savons et les dentifrices, que nous retrouvons chez la plupart des femmes enceintes. Il semble diminuer la croissance du périmètre crânien des fœtus mâles, il perturbe l’axe thyroïdien, essentiel au développement du cerveau. »

Chez ToxSeek, Matthieu Davoli est pragmatique : « Nous réagissons tous différemment face aux polluants et, pendant la croissance, pour nos enfants, les risques sont beaucoup plus importants. Nous parlons de fenêtres de susceptibilité. C’est bien pour les plus jeunes qu’il faut agir. » « Et pour cela, poursuit le Dr Sadeg, il faut des critères objectifs grâce à la collecte de données. Les tests étant “pseudonomysés”, nous allons créer un forum où les “ToxSeek followers” aideront à remonter les sources de contamination pour enrichir notre base de données. » Du côté des militants écologistes, on se met à rêver : si demain 50 000 citoyens découvrent leur contamination par le glyphosate et se mobilisent, il y a fort à parier que les députés seront plus nombreux que le 29 mai dernier dans l’hémicycle pour voter, cette fois, son interdiction.

Ce que nos enfants ont dans leurs cheveux

  • Sasha, 4 ans : contaminé par 51 molécules à risque

Sidérant ! dans 3 - Informations : sasha-portrait

Crédits : Vincent Desailly

Sasha, fils unique, vit à Paris avec son père et sa mère dans un quartier très urbain (10e arrondissement). Il va au parc tous les soirs. Il déjeune à la cantine et, chez lui, aime tout ce que l’on met dans son assiette. C’est très souvent bio. Il va de temps à autre à la campagne, près de champs agricoles. Sa mère est responsable de la production à Marie Claire.

Niveau d’exposition « alerte » : furanacrylic acid (aucune information).
Niveau d’exposition fort : 10 molécules.
Niveau d’exposition faible : 40 molécules.
Métaux lourds : titane, lanthane.

La réaction de Sarah, sa mère :  »J’ai angoissé quand j’ai reçu ses analyses : aucune info sur la molécule alerte (furanacrylic acid) ; je ne peux donc pas agir. En revanche, j’ai supprimé son bracelet anti-moustique (picaridine) et réduit sa consommation de pommes de terre (quinacetol). Il faut que l’on soit plus vigilant sur la fumée de cigarette (son père et moi fumons) et sur les émanations des barbecues (acrylamide), c’est la saison. Je ne suis pas une militante écolo, mais j’ai accepté pour protéger les enfants. »

  • Isaure, 13 ans : contaminée par 40 molécules à risque

isaure-portrait dans 3 - Informations :

Crédits : Vincent Desailly

Isaure vit à Paris avec son père, sa mère et son frère aîné. Elle déjeune à la maison, et souvent à l’extérieur avec ses amies. Elle ne consomme pas bio. Mais varié, sans aliment interdit. Les meilleurs produits et la junk food. Elle adore les fruits, les parfums et les cosmétiques. Elle a un chat. Elle pratique le judo et la natation. Et part régulièrement dans la campagne en Auvergne. Sa mère est directrice de la rédaction.

Niveau d’exposition « alerte » : pyrocatéchol.

Niveau d’exposition fort : 8 molécules.

Niveau d’exposition faible : 31 molécules.

Métaux lourds : uranium naturel U238.

La réaction de Marianne, sa mère :  « Elle adore faire des soirées masques de beauté avec ses amies et se parfumer (pyrocatéchol et celestolide). Elle aime beaucoup les fruits rouges (morin), elle dort avec le chat (diamfénétide) et, comme nous, respire l’air pollué de notre quartier embouteillé (grotan OX). Et touche nos céramiques anciennes (uranium naturel). J’étais curieuse de savoir ce que ma fille a comme substances dans le corps. Je me doutais qu’elle était excessive avec les parfums et certains cosmétiques. Ce test va m’aider à lui en faire prendre conscience. Et cette enquête va toutes nous aider à moduler avec raison notre mode de vie. »

  • Octave, 5 ans : contaminé par 62 molécules à risque

octave-portrait

Crédits : Vincent Desailly

Octave vit à Boulogne-Billancourt avec sa mère et sa grande sœur, Victoria. Il déjeune à la cantine. Chez lui, l’alimentation est variée, bio, jamais industrielle. Il adore les fraises. Il va parfois à la campagne et joue dans les parcs de la ville. Il a un chat. Son père est rédacteur en chef culture.

Niveau d’exposition « alerte » : diethylcarbamazine, piperonyl butoxide, oxabetrinil, desmédiphame.

Niveau d’exposition fort : 13 molécules.

Niveau d’exposition faible : 45 molécules.

Métaux lourds : étain, antimoine.

La réaction d’Alexandra, sa mère :  »Notre chat n’est pas vermifugé, Octave a dû être en contact avec ceux de ses amis (diethylcarbamazine et pexantel). Il mange du maïs (oxabetrinil) et adore les fraises (desmédiphame). Je vais faire attention. Il a des traitements anti-poux et dort avec un bracelet anti-moustique (ethyl N-acetyl N-butyl B-ala-ninate) à côté de son lit, je l’ai jeté. Il a des jouets et des meubles en bois (bentaluron), j’avoue ne pas y avoir réfléchi. Je ne suis pas militante écolo, mais je vais être plus vigilante.

  • Marty, 18 ans : contaminé par 52 molécules à risque

marty-portrait-2

Crédits : Vincent Desailly

Marty, fils unique, vit à Paris avec son père et sa mère. Il a toujours déjeuné à la cantine. Chez lui, les repas sont bios et variés. Il aime beaucoup le riz, la viande rouge, le poisson et les fruits de mer. Il consomme un peu d’alcool, fume occasionnellement et avoue manger moins sainement avec ses amis. Il pratique le badminton. Sa mère est rédactrice en chef adjointe société.

Niveau d’exposition « alerte » : diazinon, metolcarb.

Niveau d’exposition fort : 11 molécules.

Niveau d’exposition faible : 39 molécules.

Métaux lourds : étain, thallium.

La réaction de Catherine, sa mère :  »Le choc a été de découvrir deux pesticides en alerte (diazinon et metolcarb), dont un, interdit en France, dans notre riz bio importé d’Asie. Je l’ai jeté. Plusieurs pesticides ont été dépistés, dont un destiné au bétail (rubijervine) ; Marty consomme pas mal de viande rouge (pas bio). Un autre (propamocarb), sourcé dans le gazon, les fraises et les tomates, des fruits qu’il aime. J’ai inspecté sa salle de bain pour enlever quelques molécules suspectes (pyrocatéchol et butylparaben) dans les cosmétiques et les parfums. Ecologiste dans l’âme, son père a lui aussi fait le test ToxSeek pour être encore plus vigilant. »

  • Marpessa, 12 ans : contaminée par 57 molécules à risque

marpessa-portrait

Crédits : Vincent Desailly

Marpessa, fille unique, vit à Paris avec son père et sa mère. Elle déjeune à la cantine. Chez elle, tout est à 95 % bio. Elle adore la viande et déteste le poisson. Elle va rarement à la campagne, mais fréquente le parc de la place des Vosges (4e arrondissement), proche de son collège. Elle aime les vernis à ongles et les correcteurs de teint. Elle pratique le dessin. Sa mère est directrice de la photographie.

Niveau d’exposition « alerte » : diazinon, metolcarb.

Niveau d’exposition fort : 10 molécules.

Niveau d’exposition faible : 45 molécules.

Métaux lourds : tellure, lanthane, uranium naturel U238.

La réaction de Maria, sa mère :  »Je suis choquée de voir que le riz bio, le même que celui que consomme Marty, contient deux pesticides (diazinon et metolcarb), dont un est interdit en France. Dans ces analyses, ma seule piste est l’obus qui lui sert de vase (uranium naturel). On n’utilise pas d’anti-moustique (alléthrine II). Je pense aux bonbons et au chocolat pour l’agent aromatiseur (théobromine), mais je n’ai aucune idée en ce qui concerne les traces de médicaments (gemfibrozil et émétine) : elle n’en prend aucun. J’avoue que ces analyses perturbent mes convictions bios. Mais je ne regrette pas, cela fait réfléchir et me donne envie de m’engager s’il le faut. »

  • Violette, 8 ans : contaminée par 48 molécules à risque

violette-portrait

Crédits : Vincent Desailly

Violette, benjamine d’une fratrie de quatre enfants, vit à Paris avec sa mère et son père. Elle déjeune à la cantine scolaire une fois par semaine. Chez elle, les repas sont variés, avec des légumes et des fruits souvent bios, du poisson (une fois) et de la viande (quatre fois par semaine). Tous les week-ends, elle va à la campagne, chez ses grands-parents, qui cultivent leur potager. Sa mère est rédactrice digital.

Niveau d’exposition « alerte » : icaridine (insectifuge).

Niveau d’exposition fort : 8 molécules.

Niveau d’exposition faible : 39 molécules.

Métaux lourds : étain, uranium naturel U238.

La réaction de Désirée, sa mère :  »Je lui ai tout de suite retiré son bracelet anti-moustique (icaridine), elle dormait avec ! Comme le démêlant pour les cheveux, qui contient du butyl paraben. L’anti-poux aussi, jeté. L’anti-limaces (métaldéhyde), je pense aux potagers de ses grands-parents. L’uranium naturel, c’est probablement la céramique, son hobby. Au départ, j’ai flippé. Je n’ai pas les moyens de nourrir mes quatre enfants exclusivement en bio. Ni de repeindre tout l’appartement avec des pigments naturels. On n’est pas des militants écolos, mais cette démarche nous rend plus vigilants. »

1generations-futures.fr.
2Publiée dans Le Monde du 6 novembre 2017.
3Coût : à partir de 190 €, résultats sous vingt jours, toxseek.fr.

Octobre Rose 2018

1 octobre 2018

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